20 juillet 2009 : Côté statégie, ça cogite dur !


Après une navigation quasi au prés pendant la première étape, c’est plutôt le portant qui l’emporte dans la deuxième. Encore faut-il aller le chercher...tout en évitant les zones délicates. Pour notre équipage, comme pour l’ensemble de la flotte, cela nécessite à la fois d’avoir l’oeil constant sur l’évolution de la météo mais aussi une présence permanente dans les manoeuvres avec toujours un point d’interrogation : empanner trop tôt, trop tard ? Ca cogite dur, dur.

En tout début de nuit : "Ca cogite dur sur la situation méteo. Il pleut par intermitence. Le vent est en train de rentrer mais d’une direction inattendue. Bref, casse-tête, pourtant on fait la route directe à bonne vitesse (10nds)."

Au lever du jour : "rotations multiples du vent, on affale le grand spi et on repart sous geenaker. Puis re-rotation, on renvoi le petit spi car le grand est vraiment fatigué et on veut le préserver jusqu’au bout. En plus, on attend de l’air assez puissant pour les heures à venir."

Ce soir à 20H30, des nouvelles du large (pas les meilleures) : "On n’a plus de petit spi. Dans un départ au surf, bateau à prés de 20nds, on a tapé dans la vague de devant : arrêt buffet et épissure de drisse de petit spi hs (la drisse est mouflée avec un point fixe a 8/9ème de la hauteur du mat). Résultat : spi à l’eau, sous la quille, dans les safrans, déchiré et impossible à remonter. J’ai dû me résoudre à l’abandonner à la mer. J’aime pas ça, ni quand je pense à la polution, ni quand je pense à la course. Mais c’est comme ca. Du coup, on a envoyé le génois (pas le geenaker puisque on a perdu l’émerillon avec la drisse et le spi)... et c’est tant mieux car le vent est encore monté d’un cran : 30nds dans les rafales. Du coup, JC à la barre a poussé le bateau à plus de 20nds, comme tout à l’heure avec le spi. Donc, pour l’instant, d’un point de vue course : pas de mal, pour l’instant seulement... On fait cap direct sur les Sables, je pense qu’on pourra re-établir le geenak quand cela se calmera. On le déroulera, brainera et on l’enverra comme un spi. Ici, c’est chaud chaud sous les rafales."

Des conditions difficiles et le Golfe de Gascogne en vue.....

Nany Ferreira.

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